Le 8 février, les étudiant(e)s du M2 VHLS organisent une table-ronde sur le thème Habitat et santé mentale

L’accès au logement décent et abordable est un droit fondamental pour tous et essentiel pour la santé mentale. Les mauvaises conditions de logement peuvent contribuer, comme durant la crise de la Covid-19, au renforcement des inégalités sociales et territoriales de santé et ce notamment pour les personnes qui cumulent différentes vulnérabilités. Aujourd’hui, selon le rapport 2021 de la Fondation Abbé Pierre, plus de 300 000 personnes sont sans-domicile, à la rue ou dans des centres d’hébergements d’urgence, une population parmi laquelle les personnes souffrant de troubles psychiques sont surreprésentées.

Face à cette situation, des dispositifs comme le programme « Un chez soi d’abord » puis le plan « Logement d’abord » ont été mis en place par les pouvoirs publics pour favoriser l’accès direct au logement ordinaire ou adapté de personnes souffrant de troubles psychiques, en se fondant sur l’idée que l’accès au logement est une condition de leur rétablissement. L’habitat inclusif apparait quant à lui comme une solution permettant d’offrir un logement partagé et accompagné à des personnes en situation de handicap psychique. Dans le contexte de mise en œuvre de ces différents dispositifs, la coordination et le partenariat entre les acteurs du secteur sanitaire et social et du secteur du logement sont des conditions sine qua non pour une meilleure prise en charge des usagers avec des parcours de vie singuliers.

 

Face à ces différents constats, cette table-ronde s’intéressera plus largement aux liens entre logement et santé mentale en abordant plusieurs questions. Cette demi-journée sera consacrée à un dialogue entre professionnels intervenant dans le domaine de la santé mentale et du logement et a pour but de faire émerger une réflexion autour de la santé mentale, des pratiques et des politiques de l’habitat.